MICROCAR

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C'est à la fin des années 70 que la Société JEANNEAU, spécialisée jusqu'alors dans la construction de bateaux de plaisance décida la création d'une branche nouvelle bien que toujours en rapport avec le travail du polyester : La MICROCAR.
Un nom parfait puisqu'il définissait à lui seul le produit !
Il était possible d'imaginer que plus encore que pour Frigidaire ou Mobylette qui réussir à imposer leurs noms en lieu et place de celui de la catégorie à laquelle ils appartenaient et ce grâce à un énorme succès commercial, MICROCAR aurait rapidement et définitivement réussi à supplanter les termes génériques de Voiturette ou Voiture Sans Permis qui encore aujourd'hui en France sont les seuls utilisés.
Ce ne fut pas le cas ! ...
Mais revenons à l'histoire de cette entreprise qui depuis plus de 20 ans continue non sans succès la production de ses microcars :


Les différents modèles



Alors que d'autres conctructeurs en sont encore à proposer des cyclomoteurs plus ou moins carrossés, pourvus de guidon et de freins à cables, d'emblée MICROCAR frappe fort lorsqu'il présente en octobre 1980 sa RJ49.
La participation de Jean RONDEAU en temps que conseiller technique n'est sans doute pas étrangère à ce constat ( rapellons que Jean RONDEAU remporta les 24 heures du Mans en 1980 au volant de l'une de ses réalisations ! )


 




RJ49

C'est une voiturette conçue comme une grande :

La structure métalique est intégrée à la carosserie en polyester par stratification.
C'est une traction avant qui présente une bonne accessibilité mécanique ( croyez moi, ce n'était pas toujours le cas...) et une vraie 2 places dotée d'un grand coffre arrière (440 litres).

 

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D'ailleurs la publicité de l'époque n'hésite pas à détailler le véhicule :

Question motorisation, le 50 cm3 Motobécane ou Peugeot est accouplé à une boite-inverseur. A partir d'avril 1983 un nouveau moteur de marque Sachs ( le type SC50 ) remplace les précédents.
La présence sur celui-ci d'un système d'aspiration de l'essence permet au réservoir de trouver une place sous le véhicule et d'avoir un orifice de remplissage extérieur : il n'est plus nécessaire d'ouvrir le capot pour faire le plein.
Deux finitions possibles : RJ49E ( économique ) et RJ49S reconnaissable à ses bandes latérales et à quelques détails de finition.

La RJ49 restera en fabrication jusqu'en 1985 sans modification importante. Tout au plus les 4 phares en plastique alimentés en 6 volts seront-ils remplacés par 2 phares plus classiques alimentés par des ampoules 12 volts code-phare du type automobile (même si seule la position code etait alimentée !), les jantes ajourées laisseront place à des jantes pleines montées sur d'autres modèles ...


Quelques vues des ateliers aux débuts de l'entreprise :






Un réel succès pour ce coup d'essai qui fut donc un coup de maître. La qualité de fabrication présente dès l'origine n'est doute pas étrangère au fait qu'il n'est pas impossible qu'à l'occasion d'une promenade en campagne vous ne rencontriez aujourd'hui encore l'une de ces Microcars de la première génération.

La RJ49 dans sa dernière présentation :





Très vite un second modèle vient étoffer la gamme :

DX49


Seule la carrosserie est différente.

Etait-elle trop moderne pour son temps ou seulement pour l'essentielle de la clientèle à qui elle était destinée?
Les chiffres de production seront plus faibles que ceux de la RJ .

 

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RJ et DX 125

Sans doute pour répondre à une clientèle en possession de ce que l'on appelait encore le "code", MICROCAR ne tarda pas à proposer ses RJ et DX en 125cm3. Equipées d'un moteur Montésa développant la bagatelle de 10cv à 6500tr/mn ces quadricylcles atteignaient 75km/h.
Pour faire face à cette augmentation des performances, les 125 adopteront entre autre des pneumatiques de plus forte section, des freins plus puissants et une suspension renforcées.




 

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1984 : Bonjour gasoil...



La RJ ne sera plus longtemps en production : La 50 est née !

Si un air de famille demeure et que sa conception de base reste inchangée, c'est sous le capot que se trouve la principale nouvauté puique un moteur diesel est proposé.

Ainsi le client aura t-il le choix entre :

* 2 motorisations essence : 50 Sachs et 125 Montésa et 1 motorisation diesel : Yanmar type L40
* 2 niveaux de finition : L ou GL
L'accessibilité mécanique est encore accrue par la présence d'un nouveau capot qui intrègre ailes et phares.

 

Je ne saurais annoncer la disparition de la RJ sans parler de la petite fourgonnette établie sur la même base.
Je l'affectionne tout particuliérement pour l'harmonie de ses proportions.
3 motorisations étaient possibles :

U50, 125 et Diesel

 

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La famille ne serait pas au complet sans évoquer également la SOLEA, dérivée elle aussi de la RJ49 et qui, annoncée depuis 1983, semble n'être entrée en production qu'à l'occasion du millésime 84.
Une bien sympathique version plein air, dépourvue de portes et livrée dans des couleurs vives.

1985 : La RJ n'est plus ! :(




Vue d'un garage comme il y en avait encore beaucoup dans le milieu des années 80.

Il ne faut effectivement pas oublier que la majorité des concessionnaires de l'époque, quelque soit la ou les marques qu'ils représentaient, vendaient à l'origine bicyclettes et cyclomoteurs. Tout une époque qui parait déjà si lointaine ! ...

1986 :

Ultime évolution des modèles essence : apparition d'un système de graissage séparé.

La 50 équipée à présent du moteur Yanmar L60 est appelée 300. Elle est reconnaissable à ses gros phares.

 

 

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1987 : Adieu essence ! :(


Déjà plus de 20000 voiturettes vendues grâce à un réseau de 190 concessionnaires.
Le moteur diesel aura rapidement montré sa supériorité en terme de fiabilité, de couple, de consomation,...
Grâce à lui nos VSP vont pouvoir petit à petit profiter de tous les équipements que possèdent leurs grandes soeurs puisque le poids n'est plus un handicape.

La page des voiturettes ludiques et minimales (comme je les aime) est définitivement tournée.

Pour Microcar cela se traduit par l'arrivée de nouveaux modèles :
Parallèlement à la 300, une version 600 est au catalogue. Equipée d'un moteur Ruggerini de 652cm3, elle sera même capable de transporter 4 personnes!

La version utilitaire a été dotée d'une nouvelle carrosserie monocoque.
Impossible à présent de démonter la partie arrière pour en faire un charmant pick up, dommage!


1988 : Spid

Plus que le nouveau modèle, c'est surtout le nouveau mode de fabrication qu'il est important de souligner. En effet jusqu'à présent toutes les carrosseries étaient moulées selon la bonne vieille technique du " polyester contact " avec la SPID c'est par un procèdé de compression du polyester ( basse pression ) que chaque élèment de carrosserie est obtenu.






Les années qui suivent apporteront régulièrement de nouveaux véhicules :

1991 : Lyra

1995 : Newstreet

1997 : Virgo

La toute dernière VIRGO, dans sa présentation PARIS, posséde tout ce que le plus exigant des automobilistes pourrait attendre.
Il ne lui manque rien. Si ! une chose peut être : vous :o)
Alors, allez l'admirer et ...

Bonne route !

Avant de passer à l'histoire d'une autre marque, je ne résiste pas au plaisir de vous laisser admirer quelques publicités que l'on pouvait découvrir à l'époque non pas dans la presse automobile spécialisée mais plutôt dans des magazines type : Le Chasseur Francais, Le Pélerin , Notre temps....





 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 



 

Si vous possédez plus d'informations sur l'histoire de cette marque ou l'un de ses modèles merci de nous les transmettre !!!